MODULE PRODUIT

Ce qu'il sait faire

Projets, artefacts, sous-agents, modèles, menu « + » & plugins, connecteurs MCP, Recherche — et comment qualifier un éditeur fermé. Fiches produit vérifiées sur la doc officielle.

Avertissement de fiabilité

Plusieurs fonctions sont récentes ou en research preview ; prix et limites sont un instantané 2026, à reconfirmer sur les pages officielles avant publication chiffrée.

✅ Stabledocumenté officiellement. ⚠️ Mouvant / previewrécent ou en aperçu ; peut changer. 🔎 À vérifierpoint non confirmé par une source primaire, ou interprétation à valider.
8 + 1

Les fonctionnalités

Chaque section est autonome. Cliquez pour la déplier.

Un Projet est un espace de travail autonome dans claude.ai : une base de connaissance + des instructions + un historique de conversations regroupées sur un même sujet.

Ce que l'on PEUT faire ✅

  • Regrouper des conversations par sujet/client, avec leur propre historique.
  • Charger une base de connaissance : PDF, DOCX, CSV, TXT, HTML, ODT, RTF, EPUB (fichier ≤ 30 Mo), ou connecter un Google Doc / un dépôt GitHub.
  • Définir des instructions de projet (rôle, ton, format, règles) appliquées à toutes les conversations — sans re-coller le brief.
  • RAG automatique (plans payants) : à l'approche de la limite de contexte, Claude bascule en RAG et étend la capacité jusqu'à ~10×.
  • Mise en cache : le contenu réutilisé pèse beaucoup moins sur vos limites d'usage.
  • Promouvoir un livrable en connaissance : un artefact généré peut être ajouté à la base pour être réutilisé.
  • Partager (Team/Enterprise) et accéder depuis web, mobile et bureau.

Ce que l'on NE PEUT PAS faire (limites)

  • Les conversations d'un même projet ne partagent pas leur contexte entre elles : seule la base de connaissance est commune. Deux chats ne « se souviennent » pas l'un de l'autre. (point le plus mal compris)
  • Isolation entre projets : un projet n'accède pas à la connaissance d'un autre.
  • Claude ne modifie pas vos fichiers : la base est une référence en lecture, pas un dossier éditable.
  • Free : 5 projets max, pas de RAG. Plafond ~200K tokens/projet (étendu par RAG sur plans payants).
  • Le nom et la description du projet ne sont pas lus par Claude — le contexte doit vivre dans les instructions et la base.

Deux manières de « donner du contexte » à Claude, fondamentalement différentes.

Projet (claude.ai)Accès dossier via Cowork
Cloud, partout (web/mobile/desktop)Local, app de bureau uniquement
FichiersLecture seule (copie/référence)Lecture + écriture : lit, crée, modifie en place
ModeConversation, Q/R, rédactionAgent : tâche multi-étapes, livrable fini
PersistanceDurable, base réutilisableSession : se ferme avec l'app
GouvernanceCommercial (DPA), plus traçable⚠️ Preview : couverture audit incomplète 🔎
ConsoMise en cache, économePlus gourmand (multi-étapes)

Quand choisir quoi

  • Projet → contexte de référence persistant, beaucoup de questions / rédaction à partir d'un corpus stable, accessible partout, sans que Claude touche aux fichiers. L'option la plus sûre et gouvernable pour des données sensibles (Team/Enterprise).
  • Cowork → vous voulez que Claude transforme réellement des fichiers (réorganiser, convertir, produire un rapport) en une passe. Plus puissant, mais local, en preview, à éviter sur données sensibles tant que la traçabilité n'est pas confirmée.
En clair : le Projet sait de quoi vous parlez ; Cowork fait le travail sur vos fichiers. Pour un cadre santé, le Projet (commercial, DPA) est le défaut prudent.

Un artefact est un contenu autonome que Claude génère et affiche à côté de la conversation (volet dédié), au lieu de le noyer dans le fil. On peut l'itérer, le modifier, le télécharger, le partager, et le promouvoir en connaissance de projet.

Exemples d'artefacts

  • Un document structuré (note, rapport, article) en Markdown.
  • Un tableau ou une grille comparative.
  • Un visuel : diagramme, schéma (Mermaid), graphique, illustration SVG.
  • Une page ou un composant web (HTML/CSS/JS, React) prévisualisable.
  • Un outil interactif : calculateur, simulateur, mini-dashboard.
  • Du code réutilisable.
Repère : un artefact, c'est ce que vous allez réutiliser ou publier ailleurs. Une réponse conversationnelle reste dans le fil ; un artefact a sa propre vie (export, édition, versionnage).
🔎 Interprétation à confirmer« dispatch / répartition » ne correspond pas à un intitulé officiel confirmé. L'interprétation la plus probable est la logique sous-agents / orchestration : Claude découpe une tâche complexe en sous-tâches confiées à des sous-agents qui travaillent en parallèle, chacun dans son contexte, puis synthétise. Si vous visiez autre chose (ex. un bouton précis), à préciser.

Comment ça se présente selon la surface

  • Dans le Chat : pas de « bouton dispatch ». C'est propre aux surfaces agentiques.
  • Dans Cowork ✅ : automatique — Claude coordonne plusieurs sous-agents (parallèle puis synthèse). Vous observez la progression et pouvez corriger en cours.
  • Dans Claude Code ⚠️ : explicite — sous-agents (chacun son contexte), Agent Teams (équipiers coordonnés), Dynamic Workflows (un script orchestre des dizaines/centaines de sous-agents, avec vérification). Profils techniques.

Concrètement (usage généraliste)

  • Donner un objectif clair et des frontières nettes (« fais X, Y, Z, indépendamment »). Ça marche d'autant mieux que les sous-tâches sont indépendantes.
  • C'est plus rapide mais plus gourmand (plusieurs agents = plus de tokens).
  • Réserver aux tâches larges et parallélisables (recherche multi-sources, audit, traitement par lots), pas aux enchaînements strictement séquentiels.

Trois modèles généralistes disponibles (juin 2026), même famille, qui diffèrent sur la profondeur, la vitesse, le coût et le contexte.

ModèlePour quoiCoût API (M tokens)ContexteCutoff
Opus 4.8 (flagship)Raisonnement complexe, agentique long, code exigeant, vision$5 / $251M~janv. 2026
Sonnet 4.6 (défaut)Rédaction, analyse, RAG, code courant$3 / $151M~août 2025
Haiku 4.5 (rapide)Volume, classification, extraction, triage$1 / $5200K~févr. 2025
Règle pratique : l'ère du « tout-Opus » est finie. Par défaut Sonnet 4.6 ; Opus 4.8 pour les livrables qui comptent vraiment ; Haiku 4.5 pour le volume et la vitesse.

Conso & « effort »

  • Sur claude.ai (Pro/Max/Team), pas de paiement au token : usage compté en limites de session (5 h) + hebdomadaires. Opus a sa propre limite hebdo → l'utiliser « pour tout » épuise vite le quota.
  • L'« effort » (Opus 4.8 : low / high / xhigh / max, défaut high) règle la quantité de raisonnement. Plus d'effort = meilleure profondeur mais plus de tokens. Côté chat, c'est la « réflexion étendue » — à activer quand ça le mérite.
  • La mise en cache (Projets) et le mode Batch (API) réduisent fortement la conso.
🔎 Gamme « frontière »Au-dessus d'Opus existe une gamme frontière (Fable 5 / Mythos) pour les tâches les plus lourdes. L'accès est restreint et variable (mesures d'export, plans concernés) — à vérifier avant d'en parler ; non pertinent pour l'usage QUUBE courant.

Le bouton « + » en bas de la zone de saisie ouvre les outils que Claude peut mobiliser. Les rubriques évoluent selon le plan et les déploiements ⚠️, mais typiquement :

  • Recherche (Research) — recherche agentique multi-étapes (voir §8).
  • Recherche web — infos à jour, avec citations.
  • Réflexion étendue — Claude délibère plus longtemps.
  • Exécution de code & création de fichiers — nécessaire pour les Skills et la production de fichiers (PPTX, XLSX, PDF…).
  • Connecteurs — accès à vos apps (Drive, Gmail, Slack, M365…) via OAuth.
  • Styles — adapter le ton/format de rédaction.

Les plugins ✅

Un plugin regroupe en un seul paquet installable plusieurs skills, connecteurs et sous-agents — pour que Claude se comporte en spécialiste dès la première conversation.

  • Installables dans le Chat (web), l'onglet Chat de l'app de bureau, et Cowork. Les skills marchent partout ; hooks et sous-agents ne tournent que dans Cowork.
  • Gérés depuis Customize > Plugins. Marketplaces intégrées (Knowledge Work par défaut, + Legal, Financial Services, Life Sciences…), ou ajout depuis un dépôt GitHub.
  • Empilement logique : Connecteur = l'accès aux données ; Skill = la méthode ; Plugin = le paquet prêt à l'emploi.
⚠️ SécuritéUn plugin peut embarquer des serveurs MCP locaux. N'installer que des sources de confiance. En Team/Enterprise, un admin peut restreindre les plugins disponibles.

Un connecteur relie Claude à une application externe (Drive, Gmail, Slack, Notion…) pour qu'il lise — et parfois écrive — vos données pendant une conversation, sans copier-coller. Tous reposent sur le MCP, le standard ouvert d'Anthropic.

Les plus courants (zéro configuration, login OAuth)

  • Google Drive, Gmail, Agenda — chercher/lire ; Gmail peut rédiger un brouillon (pas envoyer).
  • Microsoft 365 — Outlook, Teams, SharePoint, OneDrive (⚠️ lecture seule).
  • Slack — lire/chercher canaux et messages. GitHub — dépôts, issues, PR. Notion — lire et mettre à jour.

Au-delà : plusieurs centaines d'intégrations (gestion de projet, CRM, data, contenu, design, finance, santé/recherche comme PubMed).

Limites à connaître

  • Permissions héritées : Claude ne voit que ce que vous-même pouvez voir (OAuth).
  • Pas de déclencheur automatique sur événement (sauf planification via Cowork / Routines).
  • Connecteurs de l'annuaire sur tous les plans ; connecteurs personnalisés = plan payant (Free : 1). En Team/Enterprise, un admin doit autoriser.
Le point décisif : pas de MCP ni d'API ouverte = pas de connexionSi un logiciel métier — SIRH, SI financier, dossier patient (DPI), logiciel ESMS propriétaire — n'a ni MCP ni API ouverte, on ne peut pas le connecter à Claude. On retombe sur l'apport manuel (export, upload, copier-coller). La connectivité dépend de l'ouverture de l'éditeur, pas de Claude. 🔎 À vérifier éditeur par éditeur.

La Recherche (Research) est un mode agentique multi-étapes : Claude enchaîne plusieurs recherches, décide lui-même quoi creuser, explore différents angles, puis livre une réponse étayée avec citations en quelques minutes.

Ce qu'elle ajoute

  • La recherche web ramène des faits à jour et cite ses sources — réponse courte.
  • La réflexion étendue fait réfléchir Claude plus longtemps, sans aller chercher d'infos.
  • La Recherche fait les deux en boucle : lit plusieurs sources, croise, suit les pistes, produit une synthèse structurée façon « note d'analyste junior » (1–2 pages, plusieurs minutes).

Bon à savoir

  • La recherche web doit être activée. Activation via « + » > Recherche (indicateur bleu).
  • Elle interroge le web et votre contexte interne (Gmail, Agenda, Docs si connectés).
  • À traiter comme un brouillon d'analyste : rapide et large, mais à vérifier.
  • Inutile de cumuler : réflexion = délibérer, recherche web = des faits, Recherche = un rapport.

A. Grille de qualification (SIRH / SI financier / DPI)

QuestionRéponse → implication
1. L'éditeur expose-t-il un serveur MCP ?Oui → connecteur direct possible.
2. Sinon, une API ouverte et documentée ?Oui → connecteur MCP personnalisé (effort dev).
3. Si non aux deux, quels formats d'export ?CSV / XLSX / PDF / JSON / dump SQL → apport manuel.
4. Quelle fraîcheur requise ?Temps réel impossible sans MCP/API ; un export = photo à l'instant T.
5. Données sensibles (santé/RH/financier) ?Oui → cadre commercial + DPA obligatoire ; question HDS à instruire.
6. Quel volume ?> 30 Mo/fichier → découper, CSV, ou stockage externe.

Décision type : connectable (MCP/API) · semi-connectable (export récurrent automatisable) · manuel ponctuel · à proscrire (données sensibles sans cadre commercial/DPA).

B. Contournements quand l'éditeur n'ouvre pas

Ce que Claude lit nativement (≤ 30 Mo/fichier, jusqu'à 20 fichiers/conversation) : CSV/TSV, XLSX, PDF, TXT/MD, JSON, HTML, DOCX. Pour une base : un dump SQL ou, mieux, une requête → un CSV par table.

  • Chat : upload direct (activer « Exécution de code & création de fichiers » pour l'analyse de données).
  • Projet : déposer les exports en base de connaissance (RAG sur plans payants).
  • Cowork : pointer un dossier d'exports ; produit des livrables (xlsx avec formules, etc.).
  • Préférer le CSV à l'XLSX ⚠️ : moins de tokens, pas de formules parasites.
  • Le vrai goulot n'est pas la limite de 30 Mo mais la fenêtre de contexte (~200K tokens) : ne charger que l'utile.
⚠️ Gouvernance (santé / médico-social)Sortir des données d'un SI métier vers Claude = sortie de périmètre. Sur données sensibles : cadre commercial obligatoire (Team/Enterprise + DPA), pseudonymisation/agrégation avant export, et la question HDS reste posée. Jamais d'export de données patient identifiantes dans un compte consumer (Free/Pro/Max).